Présentation

Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /Mars /2009 21:07

Par LA PAROLE A R(e)MI
J'ai fait comme on a dit,
le dossier,
je l'ai demandé,
pour assistante maternelle.

oui oui c'est bien.

et j'ai même eu un rendez-vous
très vite en fait.

oui oui c'est bien.

et bien alors la dame a été très gentille mais elle dit que ce n'est pas possible pour moi l'agrément.

vous aussi ça vous étonne ?

parce que moi j'ai été étonnée, vraiment.

elle dit que c'est à cause du quartier, là où j'habite.
elle dit que dans mon quartier il n'y a pas besoin de nounou.
pourtant des enfants, des petits, des bébés dans mon quartier...
elle dit que vu que c'est un quartier difficile, les mamans qui prennent des nounous elles ne viennent pas jusque là, justement dans mon quartier, parce qu'il est difficile.
Bizarre non ?
elle dit aussi que dans mon difficile quartier les enfants sont gardés par tout le monde de cage d'escaliers en cage d'escaliers et comme presque personne ne travaille et bien les nounous il n'y en a pas besoin.
Voilà.

Si si, il y a une autre solution elle m'a dit.
Faut que je déménage en ville.
Au centre ville.

Déménager ? oh ben non ! Avec quoi comme sous ?

Chez les gens ? ben non.
j'ai ma fille, faut que je l'a garde aussi quand même.
J'ai un F3 je peux recevoir chez moi.

Comment je vois les choses pour la suite ?

Je me demande si ce n'est pas ma nature ronde, bien ronde, bien bien ronde, enfin si ce n'est pas juste parce que je suis GROSSE et que je pourrais faire peur aux enfants ou encore étouffer les bébés sous mon opulente poitrine, que la dame me dit que ce n'est pas possible pour moi d'avoir un agrément !

Ah oui... les choses pour la suite...

Je ne sais pas.
soit maigrir, soit déménager.

Une autre piste de travail ?

Je ne sais pas moi... caissière ? C'est possible vous croyez ?
Grosse comme je suis, à mon avis je ne tiens pas sur le siège de la caissière et encore moins dans l'espace caisse/siège ! avec mon gros bidon le tiroir caisse ne s'ouvrira jamais.

Non... suis grosse parce que...
oui c'est vrai vous n'avez pas dit "grosse"...
alors donc "ma corpulence" : dérèglement hormonal !
on a jamais su pourquoi ni comment.
juste le corps, pouuuuuuu... gonflé et plus jamais ne s'est dégonflé.
pas le visage, pas les bras, pas les mollets, tout le reste oui.

Suis grosse oui mais j'ai mon sourire pour moi !




Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /Mars /2009 20:53

Par LA PAROLE A R(e)MI
LE RÉFÉRENT - Bon vous voulez que je vous trouve un petit boulot ?

GILBERT - ce serait pas mal depuis l'temps que j'attends !

LE RÉFÉRENT - et oui et vous étiez absent aux deux dernières convocations...

GILBERT - ben oui un problème avec mon fiston, pas grave hein mais bon.

LE RÉFÉRENT- il vit en Belgique votre fiston non ?

GILBERT - et alors il peut bien avoir un problème quand même non ?... Bon alors le p'tit boulot ?

LE RÉFÉRENT - ah oui, le petit travail... je suis bien embêté Gilbert, les petits boulots c'est ce qui est le plus difficile à trouver, d'ailleurs vous en savez quelque chose puisque vous non plus vous n'en avez pas trouvé...

GILBERT - vous me servez à quoi alors si même vous, vous trouvez rien ?

LE RÉFÉRENT - vous avez sans doute raison, pour les petits boulots je suis moins bien placé que les agences d'intérim... les petites missions d'une ou deux journées...

GILBERT - me parlez pas des intérims hein... des vrais cons... y a toujours un truc qui cloche !

LE RÉFÉRENT - les petits boulots c'est eux qui ont le monopole, mais des fois ça débouche sur des gros boulots, ça peu...

GILBERT - non mais ça m'intéresse pas moi de bosser juste deux jours  !

LE RÉFÉRENT - c'est trop long ?

GILBERT - trop court! Ca rapporte que dalle ça deux jours !

LE RÉFÉRENT - y en a qui trouve des missions d'une semaine quand même...

GILBERT - mais moi j'veux bosser tout l'temps et longtemps...

LE RÉFÉRENT - ah... mais c'est un gros boulot alors que vous cherchez ?

GILBERT - ben attendez... un gros boulot c'est quoi d'abord ?

LE RÉFÉRENT - c'est tous les jours du lundi au vendredi à 35h par semaine.

GILBERT - ah... vous avez pas un moyen boulot pour moi ?
                                                                                                                                                   .../...

Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /Fév /2009 10:43

Par LA PAROLE A R(e)MI
LA PAROLE A R(e)MI... vu par MARIA


LA FILLE - Elle a cinquante trois ans, elle s'appelle Maria, elle ne sait pas ce qu'elle veut faire, elle tourne en rond, elle pleure toute la journée, elle nous fatigue un peu. Je suis sa fille.

LE RÉFÉRENT - bonjour Maria...

LA FILLE - Bon ben, dis-y bonjour au Monsieur. Voyez, elle a mal aux bras. Aux deux. Une opération qui s'est mal terminée et voilà, elle peut plus rien porter.

LE RÉFÉRENT - que vous est-il arrivé Maria ?

LA FILLE - Elle a travaillé quarante ans dans la vigne, voilà ce qu'il lui est arrivée. Après l'opération,  elle a été licenciée. Elle pouvait plus travailler. Alors forcément, ils ne l'ont pas gardée. On garde pas quelqu'un qu'est plus capable de rien, c'est normal.

LE RÉFÉRENT - vous faisiez quel travail dans les vignes Maria ?

LA FILLE - Elle était tâcheronne comme on dit. Mais bon, aujourd'hui, la tâche c'est pour nous, si vous voyez ce que je veux dire... Alors je sais pas, aujourd'hui qu'est-ce qu'elle pourraît bien faire ?

LE RÉFÉRENT - vous souhaitez retravailler Maria ?

LA FILLE - Elle en sait rien. Elle va vous dire "je sais pas" hein mama, dis au monsieur...

MARIA - je sais pas.

LA FILLE - Voyez, c'était sûr, elle sait pas.

LE RÉFÉRENT - vous avez une idée de ce que vous pourriez faire aujourd'hui Maria ?

MARIA - je sais pas.

LA FILLE - Voyez, elle ne va pas nous faciliter la tâche.

LE RÉFÉRENT - depuis quand vous n'avez pas travaillé Maria ?

LA FILLE - ça fait deux bonnes années maintenant, deux bonnes années de déprime, elle déprime nous aussi, ça nous déprime, elle nous déprime.

LE RÉFÉRENT - qu'est-ce qui s'est passé pendant ces deux années Maria ?

LA FILLE - rien rien de rien, elle déprime et rien c'est tout.

LE RÉFÉRENT - qu'en pensez-vous Maria, vous vous sentez déprimée?

LA FILLE - elle déprime bien sûr,  c'est sûr , c'est évident ,ça se voit comme le nez au milieu de la figure.

MARIA - ... non.

LA FILLE - non quoi, mama.

MARIA -... je ne déprime pas Monsieur.

LA FILLE - n'importe quoi, elle dit n'importe quoi. Ne me dis pas que tu ne déprimes pas je ne te croirai pas, ni papa ni moi ni Pablo ni Constella ni Roberto ni Esperanza ni Laurina ni....

MARIA - je déprime pas Monsieur, je m'ennuie.

LA FILLE - ah ben ça, c'est la meilleure, on fait tout ce qu'on peut pour elle et elle dit : "je m'ennuie" ! Alors ça, merci hein merci bien. Fais du bien au vilain il te crache dans la main.

LE RÉFÉRENT - vous faîtes sans doute le mieux possible pour votre mère mademoiselle, mais vous ne pouvez sûrement rien pour son ennui.

LA FILLE - de toute façon, je ne vois pas ce que vous pouvez faire pour elle, elle est vieille, elle est handicapée, elle peut  même pas porter un litre de lait,  c'est vous dire ! A son âge, elle ne retrouvera pas de travail faut pas rêver. En plus de ça, elle parle très mal le français alors !

LE RÉFÉRENT - vous avez des difficultés avec le français Maria ?

LA FILLE - oui je vous le dis, elle est incapable d'articuler trois mots d'affilés de manière correcte.

MARIA - je parle pas tout très bien, oui.

LE RÉFÉRENT - vous aimeriez perfectionner votre français Maria ?

LA FILLE - perte de temps assurée ! parole de fille. Elle ne l'a jamais fait, c'est pas aujourd'hui qu'elle va commencer.
Trop tard, elle retiendra jamais rien.

MARIA - oui, j'aimerais bien.

LA FILLE - oh la menteuse, franchement, tu n'aimerais pas ça en plus.

MARIA - je sais pas.

LA FILLE - voyez c'est comme d'habitude, elle sait pas.

LE RÉFÉRENT - vous souhaiteriez que j'organise ça pour vous Maria, des cours de Français ?

LA FILLE - alors là, si elle dit oui, je me coupe un bras.

MARIA - oui, j'aimerais bien.

LA FILLE - alors ça...

LE RÉFÉRENT - mademoiselle, vous n'avez plus qu'à vous couper un bras !

LA FILLE - alors ça...

LE RÉFÉRENT - le droit ou le gauche à votre convenance.

LA FILLE - très drôle Monsieur, merci. Et qui va devoir la véhiculer pour ça hein ? qui ? moi, comme d'habitude.

LE RÉFÉRENT - ne vous en inquiétez pas, je vais régler ça avec Maria.

LA FILLE - Et bien, je vous souhaite  bon courage.

LE RÉFÉRENT - pour le prochain rendez-vous Maria, avez-vous la possibilité de venir seule ?

LA FILLE - Elle habite loin. Elle ne peut pas conduire vu ses bras. Donc, non elle ne peut pas venir toute seule.

MARIA - oui Monsieur. Je peux venir tout seule à prochaîn fois, si.

LA FILLE - Ah ben parfait, si tu as un accident, tu ne viendras pas te plaindre ni papa ni moi ni Pablo ni Constella ni Roberto ni Esperanza ni Laurina ni....

MARIA - si, je peux viendre tout seule Monsieur à la prochain fois, moi j'arrange.

Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Jeudi 29 janvier 2009 4 29 /01 /Jan /2009 16:21

Par LA PAROLE A R(e)MI
LA PAROLE A R(e)MI... vu par Gilbert !

Je vais vous dire franchement.

Je vais répondre à votre question.
 
En fait quand je bossais chez eux  j'ai cassé un manche de pioche mais j'ai pas fait exprès et le chef d'équipe  il l'a super mal pris il a pensé que c'était par colère que j'avais fait ça ou pour le faire chier mais non j'ai tapé il s'est cassé il était déjà fendu avant ça se voyait voilà c'est tout.

 Au repas pendant la pause j'ai déconné avec un autre collègue et en regardant le chef j'ai dit "lui aussi il a cassé son manche de pioche" et alors là il m'a sauté dessus le con alors je me suis pas laissé faire parce que moi je me laisse pas écraser les pinceaux et là on s'est frité et j'ai été viré, voilà.

C'est dégueulasse !

On en chie mais on doit fermer sa gueule et se laisser insulter sans rien dire... ben non !

Eh moi suis aussi un être humain j'ai 43 ans suis rmiste parce que j'ai pas eu le choix et c'est pas pour autant que je suis handicapé mental suis un peu rustre mais bon la vie elle me gâte pas non plus  alors on est vite agressif mais attention hein si les gens sont gentils alors suis gentil aussi.

On a tous une bite et des couilles et on chie tous aussi qu'on soit racaille ou pdg !

Si t'as des sous et des belles shoes qui brillent on te dit : Monsieur vous désirez ? Si t'es comme moi un léger accent de pauvre type qui veut du boulot alors on te dit : quoi qu'est-ce tu veux ? Tu crois qu'j'ai l'temps ? Dégage !

Bon, vous avez pas un p'tit boulot pour moi ?

***

QUESTION : quelles indications pourriez-vous donner à l’auteur pour aborder le deuxième entretien avec Gilbert ?

Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Derniers Commentaires

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus