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Jeudi 29 janvier 2009 4 29 /01 /Jan /2009 16:21

Par LA PAROLE A R(e)MI
LA PAROLE A R(e)MI... vu par Gilbert !

Je vais vous dire franchement.

Je vais répondre à votre question.
 
En fait quand je bossais chez eux  j'ai cassé un manche de pioche mais j'ai pas fait exprès et le chef d'équipe  il l'a super mal pris il a pensé que c'était par colère que j'avais fait ça ou pour le faire chier mais non j'ai tapé il s'est cassé il était déjà fendu avant ça se voyait voilà c'est tout.

 Au repas pendant la pause j'ai déconné avec un autre collègue et en regardant le chef j'ai dit "lui aussi il a cassé son manche de pioche" et alors là il m'a sauté dessus le con alors je me suis pas laissé faire parce que moi je me laisse pas écraser les pinceaux et là on s'est frité et j'ai été viré, voilà.

C'est dégueulasse !

On en chie mais on doit fermer sa gueule et se laisser insulter sans rien dire... ben non !

Eh moi suis aussi un être humain j'ai 43 ans suis rmiste parce que j'ai pas eu le choix et c'est pas pour autant que je suis handicapé mental suis un peu rustre mais bon la vie elle me gâte pas non plus  alors on est vite agressif mais attention hein si les gens sont gentils alors suis gentil aussi.

On a tous une bite et des couilles et on chie tous aussi qu'on soit racaille ou pdg !

Si t'as des sous et des belles shoes qui brillent on te dit : Monsieur vous désirez ? Si t'es comme moi un léger accent de pauvre type qui veut du boulot alors on te dit : quoi qu'est-ce tu veux ? Tu crois qu'j'ai l'temps ? Dégage !

Bon, vous avez pas un p'tit boulot pour moi ?

***

QUESTION : quelles indications pourriez-vous donner à l’auteur pour aborder le deuxième entretien avec Gilbert ?

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Commentaires

Selon moi, l'auteur doit toujours considérer que la situation implique une regle du jeu victime/sauveur. Il me semble que l'auteur ne doit surtout pas donner de solution car cela ne ferait que renforcer les positions victime/sauveur. La personne, dans une autre situation donnée, risque de reproduire la meme logique de victime, celle qu'il connait le mieux et qui surtout, qui ne l'amene jamais à changer.
Commentaire n°1 posté par Tanguy le 02/02/2009 à 18h02
On pourrait l'interroger sur qui, du manche de pioche ou du chef, est responsable du licenciement. Comment résoudre un problème si l'on ne connait pas la cause du problème. N'importe quel médecin vous dira que le seul le traitement de la cause assurera une guérison durable. ET DOOOOOONNNNNCCCC!!!!!
Commentaire n°2 posté par EMPLOI Paul le 05/02/2009 à 15h55
La perception que l'on porte bien souvent sur les situations renvoie à une réalité construite autour de qualifications: je suis..., si les autres sont alors je suis..., quand on est... alors... Cette dimension explicative, ce point de vue d'individu, risque d'enfermer la personne dans une logique limitante au regard de l'idée de changement. "Puisque je suis et que les autres sont alors comment voulez-vous que je puisse..." Le risque est que le comportement en réponse à la situation soit de type victimisation. Dès lors, le salut ne peut venir que d'autrui: "Bon, vous avez bien un petit boulot pour moi ?" Pour l'intervenant, la posture sera déjà de trouver le juste équilibre entre les dimensions d'assistanat et d'autonomie. C'est le premier entretien, la règle du jeu est désormais affichée !
Commentaire n°3 posté par Thierry Villaume le 25/02/2009 à 09h18
pffououou!!!!! vous faites un taf pas facile...BON SANG!!! faut dire quoi là??
Comment vous faites pour garder votre calme??
Comment vous faites pour être peace and love avec des cas comme lui??

Franchement, la vérité je vous tire mon chapeau...et ma révérence...

Adieu
Commentaire n°4 posté par zz le 16/02/2011 à 14h50

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